Chapitre 6

DETAILS SUR LES PATCHS "RMS"

Au cours du chapitre "Méthodes de travail et outils", on a brièvement abordé le principe de patchs "automatiques", capables de spatialiser une séquence en fonction de la séquence elle-même.

La méthode d'analyse utilisée s'appuyait sur l'objet rms~ de Max MSP. Voyons un peu plus en détails le fonctionnement de ces patchs.

 


1. Principe de base

 

 

Pour chaque dimension, la vitesse de rotation dans les trois dimensions est déduite de la puissance RMS du signal. Fonction de transfert : linéaire par morceaux.

On peut décréter que plus le signal d'entrée est fort, plus la trackball tournera vite, ce qui est le plus naturel, et le plus homogène aux conclusions du chapitre "Caractéristiques du son et efficacité de la spatialisation". On pourrait néanmoins faire tout autrement.

 


2. Proposition d'analyse plus fine du signal

 

 

A l'aide de GRM Band Pass VST, on découpe le signal en trois bandes (ou plus) de fréquence. Au lieu de se baser sur la puissance RMS du signal, on se base sur la puissance RMS d'une des trois bandes.

Cette méthode peut avoir un assez gzand mnTérêt dans la mesure où elle permettrait de déterminer un comportement de la trackball non seulement en fonction de la puissance du signal, mais en plus en fonction de la teneur spectrale de celui-ci.

 



3. Proposition de traitement de la puissance RMS:

Une méthode d'exploitation de la puissance RMS dérivée de la simple fonction de transfert linéaire :

 

1. une étape de normalisation de la puissance, pour correspondre à une vitesse de rotation générale cohérente.

2. un tirage pour déterminer le sens de la rotation, sens qui change de manière aléatoire selon une fréquence moyenne que l'on fixe.

3. à chaque intervalle de changement possible de sens, on tire au hasard une valeur ajoutée ou retranchée à la vitesse obtenue, dans le but de "délinéariser" la fonction de transfert.

 


4. En pratique…

Pour des réalisations, on a souvent retenu une analyse RMS du signal entier, couplée à la méthode d'exploitation de la puissance décrite ci-dessus.

A chacun des trois axes de rotation est alors associé un traitement indépendant de la puissance RMS. En particulier, il est intéressant de veiller à ce que chacun des trois métronomes soit réglé de manière différente, et donc que les changements de sens et les sauts de vitesse ne se produisent jamais au même moment pour chacune des trois rotations.

L'ensemble permet une spatialisation vivante, parfois surprenante, et cependant suffisamment corrélée au signal spatialisé pour que la concordance musique/spatialisation reste évidente.

Dans cette optique, il est cependant possible de choisir entre trois rotations indépendantes et une rotation sur le plan horizontal (axe vertical).

Les différences :

*plan horizontal : effet plus spectaculaire tant que l'auditeur reste en face du cube, à faible distance
*trois dimensions : effet moins spectaculaire, mais meilleur affranchissement par rapport à la salle, et plus grande liberté de position de l'auditeur.